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A continuación los invitamos a leer un reportaje en francés realizado a nuestro colegio por Sophie Rouchon, editora de Le Petit Journal , un periódico de los franceses en el extranjero... A Peñalolén, une école créée par une Française accueille les enfants de 3 à 13 ans avec des méthodes pédagogiques proches des écoles Freinet de l'hexagone Nichée à l'entrée de la communauté écologique de Peñalolén, au pied de la cordillère, "La maison de l' Enfance" a trouvé sa place dans ce quartier, mélange de "condominios" bourgeois-bohèmes et d'habitats sociaux. Jeanine Charron, y a élu domicile voici huit ans pour faire l'école dont elle rêvait : un lieu où les enfants deviennent autonomes, apprennent à penser par eux-mêmes et surtout, à respecter l'environnement. Cette Française arrivée avec ses parents dans les années 50 a été élève de l'Alliance française d'Osorno, avant d'étudier la pédagogie à Concepción. Elle y sera enseignante à l'Alliance française, jusqu'à 1976, avant de faire un séjour décisif en France : "Pendant 3 ans, j'ai travaillé dans les MJC (Maison des Jeunes et de la Culture). À mon retour, j'ai créé une maternelle avec une idée bien précise : permettre aux enfants d'apprendre en jouant et surtout, par l'environnement, se souvient-elle, car je crois que le respect de notre planète commence par les enfants". Plus tard, elle part à Santiago, elle y créera un Centre culturel (La Castafiore") avant d'ouvrir une première école qui accueillera les enfants d'exilés qui rentraient au Chili, un peu déboussolés, sans parler l'espagnol. Depuis "La maison de l'enfance" a évolué et déménagé. Les enfants grandissants, les parents l'ont supplié d'ouvrir des classes pour les plus grands : "A "Octavo basico" (l'équivalent de la quatrième), j'ai dit "stop", sourit Jeanine, qui tient à ses petits effectifs ; jamais plus de 10 enfants par niveau, soixante-dix inscrits en 2006. Intuitivement, avec son école largement ouverte aux parents, son système d'ateliers et de travail de projets, elle a faite sienne, la méthode du grand pédagogue français Freinet dont elle revendique le modèle.
Une vraie maison De fait, dans ces locaux clairs et spacieux qui ressemblent plus à une maison de vacances imaginée par un architecte écolo qu'à une école, on redeviendrait bien enfant. Des plus petits (3 ans) aux plus grands (13 ans), chacun crée à sa manière. Une salle spéciale, mi- atelier mi-réserve (La Ressourcerie ) met à leur disposition tout le matériel nécessaire. Et si les murs sont ornés de peintures enfantines remarquables, Jeanine Charron assure que les programmes scolaires sont bouclés. Les enfants sont d'ailleurs chaque année soumis à des examens nationaux où ils se rendent comme à une promenade.
Les parents impliqués Aujourd'hui, sa fille prend peu à peu le relais, mais Jeanine tient à ses cours d'alimentation où elle enseigne autant de géographie que de chimie, à partir de la confection d'une simple vinaigrette. Le français fait aussi partie de ses prérogatives ; certains enfants passent d'ailleurs le DELF (diplôme de français langue étrangère) et le Dalf . Et c'est toujours elle qui reçoit les parents; non en commerçante, mais en pédagogue. Ainsi si, certains enfants jugés indésirables dans d'autres établissements trouvent dans cette petite structure, un environnement favorable à leur épanouissement, en revanche, il ne suffit pas de signer un chèque pour y inscrire son fils ou sa fille. "J'attends des parents qu'ils soient de vrais partenaires éducatifs", souligne t-elle, avant de rajouter : "les enfants bien traités font preuve d'une imagination sans limites". Pas de doute : à "La maison de l'enfance", cela se voit. http://www.lepetitjournal.com/content/view/11269/1221/ |